Critique du film : « Hooligans »

Sorti en 2006, le film « Hooligans » a marqué toute une génération de fans de football car il aborde un sujet à la fois tabou et incontournable dans le football moderne : le hooliganisme.

Un film de référence sur le hooliganisme

Des reportages réalisés par des journalistes infiltrés au cœur de certains groupes de Hooligans Anglais avaient mis en lumière ce phénomène, mais la réalisatrice Lexi Alexander a choisi de nous faire plonger dans la mêlée avec son film « Hooligans ». Elle y relate l’histoire de Matt Buckner (interprété par Elijah Wood, le fameux Frodon du Seigneur des anneaux), un jeune américain qui est un vrai novice du football très loin d’imaginer la folie que déchaîne ce sport en Angleterre et à Londres plus particulièrement les jours de derby. En faisant la connaissance de Pete (alias Charlie Hunman) un des membres les plus violents, Matt va se laisser contaminer en intégrant lui-même un des groupes de hooligans fanatiques du club de West Ham, club dont la rivalité avec ses voisins londoniens n’est plus à prouver. Le thème principal du film est évidemment la violence extrême des fans. Elle est très illustrée dans la première scène du film qui est très brutale et qui nous plonge directement dans une atmosphère de cris et de chaos à l’odeur de sang et de sueur. Lexi Alexander nous démontre rapidement que le football n’est qu’un prétexte pour pouvoir échanger chaque week-end de match des coup de poings et autres coups de boules avec les fans adverses. Alors certes, la violence est omniprésente avec des scènes de bagarres générales filmées au plus près et assez réalistes mais le film analyse le phénomène bien plus profondément.

Une analyse en profondeur du hooliganisme

Malgré cette violence omniprésente dans le film, la réalisatrice creuse un peu plus le sujet en nous montrant les codes et les règles dans le monde des hooligans. La réalisatrice met en exergue ce sentiment d’appartenance au groupe qui finira même par piéger le héros du film. Si « Hooligans » a rencontré son public, c’est certainement parce qu’il parvient à éviter les clichés sur le sujet. La réalisatrice s’écarte très vite de l’image basique du hooligan dégénéré, alcoolique et assoiffé de violence. Au contraire, elle choisit de nous montrer que ce phénomène touche toutes les couches sociales de la population y compris les fameux « yuppies » très bien installés professionnellement, avec une vie de famille et tout le confort nécessaire. Par exemple, le personnage de Pete est un professeur de sport de collège. Le propre beau-frère de Matt qui lui est en couple et gagne très bien sa vie, fût malgré tout l’un des leaders les plus violents du groupe par le passé. 

Le seul regret concernant ce film « Hooligans » est la fin proposée par sa réalisatrice. Elle s’éloigne beaucoup de la réalité et part bien trop loin dans la fiction et l’exagération lorsqu’elle nous offre un pseudo règlement de compte avec tentative de meurtre qui apparaît tellement inutile et qu’elle impose pourtant à ses personnages et aux spectateurs.

Le seul regret concernant ce film « Hooligans » est la fin proposée par sa réalisatrice. Elle s’éloigne beaucoup de la réalité et part bien trop loin dans la fiction et l’exagération lorsqu’elle nous offre un pseudo règlement de compte avec tentative de meurtre qui apparaît tellement inutile et qu’elle impose pourtant à ses personnages et aux spectateurs.

Hooligans est un film à voir pour les fans de football qui veulent en apprendre un peu plus sur ce phénomène qu’est le hooliganisme si récurrent dans notre sport préféré.

Crédit photo à la Une : Gage Skidmore

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