To Rome with Love: critique de Mlle Dyce
Woody Allen continue son périple européen, après Londres, Barcelone et Paris, le réalisateur pose ses valises à Rome. Cette dernière offre un décor naturel somptueux, bien que les places touristiques soient les seules mises en valeur. Allen y dévoile son amour pour la culture italienne: architecture antique, nourriture, beautés méditerranéennes, stars de la cinecittà et opéra. Un cadre idyllique pour la dolce vita alla salsa allenienne: relations amoureuses compliquées, personnages loufoques et introspection psychanalytique, tout ce qui fait plaît au réalisateur. D’ailleurs, à bien des égards, To Rome with Love m’a rappelé mes cours de philosophie sur le désir. Le désir de John (Alec Baldwin) de revenir sur ses amours de jeunesse pour être un artiste accompli, à travers son pendant Jack (Jesse Eisenberg). Le désir de Leopoldo (Roberto Benigni) d’être écouté des autres (sa femme, sa fille, ses collègues ou la belle secrétaire) comme le sont les stars de cinéma qui n’ont parfois rien à dire. Le désir de Jerry (Woody Allen) de réussir une œuvre scénique reconnue par la critique. Le désir d’Antonio (Allessandro Tiberi) que sa femme plaise à sa famille. De cet enchevêtrement d’histoires, on retient qu’on désire peut-être les mauvaises choses. Mais même si c’est le cas, le désir comblé peut se révéler instructif et source de bonheur. Woody Allen se moque gentiment de son milieu en s’amusant de la célébrité, de l’artiste incompris en mal d’une œuvre qui change tout avant sa mort et de la psychanalyse à deux sous. Ce n’est pas le meilleur long-métrage du réalisateur mais il se laisse regarder, en particulier pour sa pléthore de jeunes acteurs prometteurs et Pénélope Cruz en call-girl. La musique est pas mal non plus.
Scénario : 3/5
Réalisation : 2,5/5
Interprétation: 4/5
Bande Son: 3,5/5
Ma note : 13/20
Date de sortie: 4 juillet 2012
Résumé: To Rome with Love nous fait partir à la découverte de la ville éternelle à travers différentes histoires de personnages, de simples résidents ou de visiteurs pour l’été, mêlant romances, aventures et quiproquos.






